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Nature & développement durable

En 2009 puis en 2010, le domaine du Grand Bois s’est successivement enrichi d’un étang et d’un verger conservatoire.

Que d’eau !

L’eau est, assez curieusement, omniprésente au Grand Bois, pourtant site « perché ». Et c’est ainsi que le Grand Bois a non seulement son puits – qui, jadis, approvisionnait en eau les habitants du lieu – mais possède également sa source, qui coule paisiblement au fond du vallon s’étirant en contrebas des chambres d’hôtes.

Mais le Grand Bois, où rien n’est tout à fait comme ailleurs, a mieux à offrir encore : rien moins qu’un étang, creusé en septembre 2009 entre vignes et bois – là où le domaine est le plus « élevé » – pour succéder à un modeste « trou d’eau » ayant longtemps servi d’abreuvoir naturel.

Il s’agit là d’une réserve d’eau ayant naturellement vocation à être aménagée en étang voué à la pêche…

Balade arborée pour gourmands affamés

Quarante-quatre. Ils sont quarante-quatre. Quarante-quatre arbres fruitiers de toutes sortes – des pommiers, des poiriers, des cerisiers mais également des pêchers et des pruniers, sélectionnés chacun dans plusieurs variétés – qui, en mars 2010, à raison d’un arbre tous les huit mètres, ont été plantés à partir de l’aire de stationnement aménagée à l’entrée du Clos du Grand Bois de manière à « guider » le visiteur jusqu’à sa chambre. Et même un peu au-delà s’il le désire !

Une simple « balade gourmande » ? Non ! Car c’est en fait un verger conservatoire qui, à cette date, a vu le jour, avec le soutien du conseil régional de Bourgogne, dans une démarche de promotion – mais aussi de préservation – de variétés de fruits méconnues et parfois menacées de disparition.

Exclusivement constitué d’essences locales, ce verger filiforme pour le moins atypique vous attend, tout désireux qu’il est de vous faire découvrir ses arbres et, plus encore, leur production ! Pour peu que la saison s’y prête… Croqueur de pommes, craquerez-vous pour la double rose, la Sainte Germaine, la calville rouge d’automne, la rambour d’hiver ? Ou porterez-vous votre dévolu sur les prunes, représentées notamment par la reine-claude dorée, la reine-claude d’Oullins et la prune d’Ente ! Saurez-vous reconnaître la pêche sanguine, la reine des vergers ? Et, parmi les poires, distinguer la Jules Guyot de la Louise Bonne ? Côté cerises, serez-vous plutôt griotte… ou bigarreau ?

Qu’on le sache : le Clos du Grand Bois, entreprise responsable, s’est résolument engagé sur la voie du développement raisonné !

Faire feu de tout bois !

Le Clos du Grand Bois, implanté au cœur d’une vaste clairière totalement ceinte de bois et tellement en prise avec la nature, pouvait-il faire un autre choix que celui du développement durable en matière d’énergie ?

En ce qui concerne le chauffage deux lieux, deux priorités ont été définies : d’une part choisir une source d’énergie à la fois naturelle et peu coûteuse, d’autre part consommer aussi peu d’énergie que possible.

Un combustible écologique : le bois déchiqueté.

Un combustible écologique : le bois déchiqueté.

Le Clos du Grand Bois étant adossé à une exploitation viticole, c’est le bois qui, assez naturellement, a été retenu, ce combustible pouvant être fourni à la fois par les piquets endommagés qu’il convient de remplacer dans les vignes et par la récupération des sarments provenant de la taille des vignes. Quant à la chaudière, c’est un appareil aux performances élevées – et donc particulièrement peu énergivore – qui, avec le soutien de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et celui de la région Bourgogne, a été retenu : une chaudière de cinquante-cinq kilowatts fabriquée par la célèbre marque autrichienne Hargassner. Une puissance certes plus que raisonnable au regard des quatre bâtiments qui, à terme, auront à être chauffés mais qui a néanmoins été rendue possible par une isolation sans concession, aussi bien des toitures que des murs. En revanche, terminée la pénible corvée du chargement manuel de la chaudière ! C’est en effet une chaudière à bois « déchiqueté » qui a été choisie, chaudière approvisionnée automatiquement – et donc au plus juste – par une vis sans fin puisant directement dans une réserve d’une cinquantaine de mètres cubes remplie de bois réduit à l’état de copeaux.

Puiser l’eau… à la source !

L’eau étant omniprésente au Grand Bois, pouvait-on ignorer cette particularité et, dans une démarche environnementale, ne se devait-on pas de capter une partie de cette précieuse ressource ?

S’inspirant des travaux qui furent réalisés au Grand Bois au milieu des années trente pour remonter au niveau des habitations l’eau de la source coulant en contrebas des bâtiments, un ingénieux système alliant pompage et stockage a été installé sur le même principe pour remonter cette eau et permettre son utilisation, principalement pour l’arrosage des plantes.